Une pharmacie familiale avec 20 plantes locales

Des conseils pour une bonne utilisation

J’ai choisi de ne vous présenter que 20 plantes utilisables dans une pharmacie familiale parmi toutes celles qui pourraient être utilisées.

Elles peuvent pousser dans notre jardin ou sur nos balcons. Certaines d’entre elles peuvent être cueillies dans la nature. On les trouvera également dans les herboristeries.

Grâce à ces 20 plantes, les petits maux du quotidien peuvent être soulagés par la phytothérapie. Une seule plante peut améliorer différents symptômes et inversement, un symptôme donné peut être amélioré par une ou plusieurs plantes.

Il conviendra d’utiliser soit les feuilles, soit les fleurs, soit les racines, soit les graines. J’utilise ci-dessous indifféremment le terme de graine ou de fruit

Le plus pratique, en pharmacie familiale est de confectionner des tisanes ou des décoctions ou des cataplasmes. Certaines feuilles se mangent en salade ou cuites. Les graines et les feuilles peuvent être utilisées en cuisine. Les graines peuvent être transformées en huile. Il est également possible de fabriquer des huiles essentielles si l’on est équipé pour cela.

La camomille matricaire utile dans une pharmacie familiale
La camomille matricaire est une plante fréquemment utilisée en phytothérapie familiale

Pour un traitement il conviendra de boire 3 tasses de tisane ou de décoction par jour jusqu’à l’amélioration des symptômes. Pour les pathologies chroniques, il conviendra de faire des cures de 10 à 20 jours à répéter.

Attention aux anticoagulants et à quelques médicaments qui peuvent entrer en interaction avec certaines plantes.

Prudence pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge.

Classement des plantes

 Par ordre alphabétique avec leurs différentes propriétés.

  • Bardane (grande bardane)

A l’origine du velcro. En pharmacie familiale on utilise les racines séchées en décoction. Cette plante est utilisée seule ou associée à la pensée sauvage pour la beauté de la peau, des cheveux et des ongles. Elle améliore les démangeaisons ainsi que la peau grasse avec acné.

  • Bourrache

Jolie petite fleur bleue qui attire les abeilles. Engrais vert. Fleurs décoratives sur les pâtisseries. On peut manger les feuilles en salade. Elles peuvent se cuire comme des épinards. L’huile des graines de bourrache est très appréciée par la peau et les muqueuses sèches dont le confort féminin. Elle est riche en oméga-6 comme l’onagre.

La bourrache plante utile en phytothérapie familiale
  • Calendula

Il est également appelé souci. Jolie fleur jaune ou jaune-orangé dont la floraison commence au premier jour du printemps et peut durer presque toute l’année. Les fleurs comestibles peuvent agrémenter des salades. Les fleurs sont utilisées en traitement externe des plaies superficielles, des inflammations modérées de la peau et des muqueuses orales (gargarisme pour angine ou plaies dans la bouche). Désinfectant, cicatrisant comme l’arnica.

Faire une infusion avec de l’eau bouillie. Filtrer. Utiliser rapidement localement sans avaler. Se conserve au frais 2 ou 3 jours maximum.

  • Camomille matricaire

Ses autres noms sont la camomille allemande ou petite camomille. Les fleurs séchées sont antiinflammatoires et antispasmodiques. La camomille est utilisée en pharmacie familiale pour lutter contre la dyspepsie (reflux gastroœsophagien, gastrite, colite, spasmes gastriques, ballonnements), pour des troubles légers du sommeil (anxiolytique léger).

A ne surtout pas confondre avec la camomille romaine dite noble, cultivée en Anjou (capitules à fleurs doubles) que l’on peut utiliser en phytothérapie familiale, outre les indications ci-dessus, en compresses pour les yeux irrités.

  • Chardon-marie
Le chardon marie est utilisé dans le cadre d'une pharmacie familiale

Ce beau et grand chardon aux fleurs roses est excellent pour le foie. On dirait que ses feuilles sont maculées de lait. Ses propriétés sont dues à la présence de silymarine particulièrement concentrée dans les fruits. Les graines séchées des akènes (fruits) peuvent être utilisées en décoction avant les 3 repas.

  • Echinacée

Fleur pourpre. Sa racine est un immunostimulant majeur. Elle protège les cellules des agressions virales et bactériennes. Elle est précieuse au début de chaque hiver pour se prémunir contre les infections ORL à répétition. Utiliser également en prévention de l’herpès à répétition. Faire des décoctions de racines.

  •  Eschscholtzia
L eschscholzia belle et bonne en phytothérapie

La fleur est sédative, anxiolytique, hypnotique. On l’utilise pour lutter contre des difficultés d’endormissement avec ou sans anxiété ou cauchemars. On peut l’associer à la valériane, à l’aubépine, à la mélisse pour en renforcer l’action.

  • Fenouil

Le fruit trouve sa place dans la pharmacie familiale pour stimuler la digestion, combattre l’aérophagie, les ballonnements, c’est un antispasmodique digestif, carminatif (évite la formation des gaz intestinaux). On peut utiliser les graines de fenouil saupoudrées dans une salade ou en cuisine. Le fenouil est une plante galactogène c’est-à-dire qu’elle stimule la production de lait maternel.

  • Fenugrec

On utilise la graine. Régule la sécrétion pancréatique de l’insuline si diabète ou prédiabète ; hypoglycémiante, tonifiante. Aide au déstockage des graisses et favorise la prise de masse musculaire chez le sportif.

  • Mélisse

La partie utilisée est la feuille. Lorsque l’on froisse cette feuille il se dégage une odeur citronnée due à son huile essentielle. Elle est à la fois sédative et digestive. Elle agit favorablement sur la qualité du sommeil, l’anxiété, ou l’irritabilité. Elle traite les spasmes intestinaux et digestifs, les colites, les crampes d’estomac d’origine nerveuse.

La mélisse en phytothérapie pour une pharmacie familiale
  • Menthe

Il existe un grand nombre de menthes. En pharmacie familiale, la menthe verte et la menthe poivrée sont les plus utilisées, en tisanes. Réputées pour leurs vertus antiseptiques et tonifiantes ainsi que pour traiter certains problèmes digestifs. Elles peuvent décontracter les muscles. Dans ce dernier cas, on pourra les utiliser localement. Elles apaisent la toux et les rhumes. Elles facilitent la digestion (spasmes, nausées, ballonnements).

  • Onagre

À partir des graines d’onagre, on fabrique de l’huile d’onagre. C’est une huile riche en acides gras essentiels omega-6, l’acide linoléique et l’acide gamma-linolénique. Ce dernier, précurseur des prostaglandines E1 améliore le syndrome prémenstruel à savoir : tension mammaire et ballonnement abdominale liés à une rétention d’eau, migraines, troubles du caractère (anxiété, nervosité, irritabilité, insomnie, dépression). L’acide linoléique préserve la souplesse et l’hydratation cutanée comme l’huile de bourrache.

  • Ortie

Il ne faut pas confondre l’ortie avec le lamier blanc qui lui ressemble mais qui ne pique pas. La grande ortie est pleine de bienfaits. En thérapeutique, on utilise sa feuille et sa racine. L’ortie est une plante extrêmement riche. La feuille renferme de nombreux actifs : des vitamines du groupe B, C, E, des minéraux tels que le magnésium, le fer ou la silice et des oligoéléments (cuivre, zinc).

C’est un bon reminéralisant et anti oxydant qui peut aider en rhumatologie : arthrose, prévention de l’ostéoporose. L’ortie est utile pour la beauté des ongles et des cheveux. Action bénéfique dans le traitement de l’acné du fait du zinc qui est anti-inflammatoire. Elle est anti asthénique et tonifiante. À noter que la racine d’ortie peut réduire les manifestations de l’hypertrophie de la prostate (adénome bénin de la prostate).

Et surtout, n’oubliez pas de consommer les feuilles d’ortie en cuisine. Elles s’utilisent comme des épinards. Au delà de leur usage en pharmacie familiale, elles font de bonnes soupes et de bonnes quiches.

  • Pensée sauvage
Viola tricolor en phytothérapie

La fleur de pensée sauvage appelée Viola tricolor est un dépuratif cutané qui est utilisé pour l’acné, l’eczéma, le psoriasis. Pour traiter l’acné on pourra ajouter à la pensée sauvage de la bardane (voir plus haut) et de la levure de bière. Pour les allergies de la peau on pourra ajouter du plantain.

  • Plantain lancéolé

C’est la feuille qui est utilisée. C’est un antibactérien, un anti-inflammatoire, un antitussif. On l’utilise pour les affections ORL, les maux de gorge. Propriétés adoucissantes, émollientes, expectorantes. C’est aussi un anti allergique et un antiinflammatoire.

Les graines de plantain peuvent servir de laxatifs mécaniques. Les graines de plantain les plus utilisés pour lutter contre la constipation sont le psyllium, provenant d’un plantain méditerranéen.

À noter qu’une feuille de plantain fraiche que l’on trouvera facilement à ses pieds permettra d’arrêter un petit saignement (écorchures) et en facilitera la cicatrisation.

  • Reine des prés

C’est la sommité fleurie qui est utilisée. Contient des dérivés salicylés, précurseurs de l’aspirine. Bien utilisée, cette plante permet de diminuer les doses d’antalgiques et d’anti-inflammatoires.

Reine des prés - usage dans une pharmacie familiale

Elle est anti-inflammatoire, antalgique et diurétique. On pourra l’utiliser pour les douleurs rhumatismales, les états grippaux, la cellulite. Attention aux anticoagulants. En discuter avec son médecin.

  • Romarin

C’est la feuille que l’on utilise. Antispasmodique digestif il est utilisé pour les ballonnements et les spasmes intestinaux. Le fenouil le complète bien.

 Il stimule le fonctionnement de la vésicule biliaire. Il est indiqué dans l’insuffisance hépatique et en cas d’inflammation chronique de la vésicule. Il s’utilise pour soigner les bronchites grâce à son huile essentielle antiseptique.

Contre-indications : obstruction des voies biliaires.

  • Sauge
De l'usage de la sauge dans une pharmacie familiale

Un dicton bien utile : « qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin »… Sauge vient de « salvare » qui veut dire sauver. C’est un dépuratif cutané que l’on pourra utiliser pour améliorer l’acné, l’eczéma.

C’est la plante des femmes qui soulagent leurs maux tout au long de la vie : régularise la menstruation et améliore les douleurs de règles, améliore les troubles de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur et la transpiration excessive.

Elle améliore les troubles digestifs : fermentation intestinale, ballonnements, digestion lente et difficile. Elle a des vertus antiseptiques, anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Elle est efficace pour soulager les maux de gorge, la toux. Elle permet de faire baisser la fièvre.

Attention ! dans le cadre de la pharmacie familiale, ne pas dépasser trois tisanes par jour durant 10 jours. Contre-indiquée chez la femme enceinte.

  • Thym

C’est la partie aérienne fleurie qui est utilisée. Elle est anti-infectieuse et antiseptique intestinale. Indications : rhinopharyngite, écoulement nasal, toux quinteuse, infection pulmonaire, spasmes intestinaux. Digestion difficile.

  • Valériane

C’est la racine que l’on utilise. Elle a un effet sédatif et relaxant. Elle améliore la concentration. Elle agit sur le moral, le stress et le sommeil. La valériane favorise l’endormissement et induit un sommeil de qualité sans accoutumance.

Attention : elle peut être responsable d’une baisse de vigilance. La prudence s’impose.

En pratique

Avec 20 plantes locales, seules ou associées, il est donc possible de gérer les maux du quotidien grâce à la pharmacie familiale et ses remèdes basés sur la phytothérapie :

  • Infections ORL et bronchites virales. Prévention des problèmes ORL en début d’hiver et de l’herpès à répétition
  • Différents problèmes cutanés (acné, ongles et cheveux cassants, démangeaisons cutanées, peau et muqueuses sèches…)
  • Quelques problèmes rhumatologiques avec contractures musculaires, poussée inflammatoire prévention de l’ostéoporose
  • Fatigue, déminéralisation, crampes
  • Anxiété, troubles du sommeil, trac
  • Syndrome prémenstruel et désagréments de la ménopause
  • Troubles digestifs
  • Spasmes…

Les tisanes peuvent être faites avec des plantes fraiches ou éventuellement sèches si elles sont conservées dans de bonnes conditions. Il est conseillé d’acheter l’huile d’onagre et de bourrache (très difficile à réaliser soi-même).

Mais soyez prudents ! La pharmacie familiale présentée ici, même si elle est assise sur des plantes communes, doit être utilisée à bon escient… N’hésitez pas à demander conseil.

Nutrition, micronutrition et vieillissement cérébral

L’inflammation chronique même minime, génératrice de neuro-inflammation, et le stress oxydant en rapport avec un excès de radicaux libres entraînent entre autres une baisse de la fonction cognitive (vieillissement cérébral : diminution de la mémoire…).

A 70 ans, 30 minutes après avoir reçu une information, la capacité pour restituer l’information a diminué de 25 % par rapport à la restitution lors de nos 20 ans. Heureusement à 80 ans l’efficacité des connexions n’est réduite que de 10 % environ.

Ceci signifie que tout n’est pas perdu. Il faut entretenir notre cerveau afin d’améliorer la neurogenèse (fabrication de nouveaux neurones) et la communication neuronale (communication entre les neurones) afin de prévenir le vieillissement cérébral.

Communication neuronale et prévention du vieillissement cérébral

Facteurs neuroprotecteurs

Il existe des facteurs neuroprotecteurs du vieillissement cérébral, qui sont :

  • La stimulation cognitive
  • L’engagement social
  • L’activité physique régulière
  • Les habitudes alimentaires
  • Etc…

Facteurs de risques

Il existe également des facteurs de risque pour le déclin cognitif :

  • Un état anxio-dépressif non traité
  • Certains médicaments à potentiel anticholinergique
  • Des problèmes cardiovasculaires non pris en compte par un traitement adapté
  • Un pré diabète ou un diabète de type 2 non pris en charge ou mal équilibré
  • La sédentarité
  • Etc…

Mécanismes nutri-dépendants

Il existe trois mécanismes nutri-dépendants qui entraînent le vieillissement cognitif :

  • L’inflammation chronique à bas bruit que l’on peut mesurer par un examen biologique simple qui entraîne une neuro inflammation
  • Le stress oxydant (production de radicaux libres) que l’on évoque par un questionnaire rigoureux complété par un bilan biologique
  • L’altération de microbiote : une dysbiose intestinale entretient l’inflammation chronique.

Quelle nutrition ?

La nutrition joue un rôle essentiel pour ralentir le vieillissement cérébral.  Que manger ?

  • Des polyphénols que l’on retrouve dans les légumes et fruits (cf. le régime méditerranéen vert, qui est un régime méditerranéen auquel on ajoute beaucoup de légumes verts). Les polyphénols sont neuroprotecteurs. Ils sont actifs sur l’inflammation, sur le stress oxydant. Ils favorisent la neurogenèse (fabrication de nouveaux neurones).

Le raisin de la région de champagne avec lequel on fabrique le vin « le pinot noir » contient beaucoup de polyphénols qui parviennent facilement au cerveau (maxi ½ à 1 verre par jour et pas tous les jours). Ainsi le plaisir peut contribuer à prévenir le vieillissement cérébral. Joindre l’utile à l’agréable, c’est quand même mieux… Sans excès bien sûr !

  • Des céréales, des graines
  • La vitamine B12 : poissons, abats, fruits de mer…
  • La vitamine B5 : levure de bière, jaunes d’œufs…
  • Diminuer au maximum le sel, le sucre, les viandes rouges
  • Des graisses omega-3 que l’on trouve dans le poisson, le lin en graines et en huile, le colza, les noix etc…qui agissent sur le vieillissement cérébral (raccourcissement des télomères) plutôt que sur le déclin cognitif (communication entre les neurones et neurogenèse).

Mais comme nous ne consommons pas suffisamment de fruits et légumes et de graisses omega-3, il sera nécessaire de prendre des compléments alimentaires à partir de 50 ans en préventif ou plus tard dès les premiers symptômes par cures de trois mois, régulièrement afin de protéger notre cerveau.

Conclusion

Une consultation auprès d’un spécialiste en physionutrition (macro et micronutrition) est souhaitable afin de bien cibler la supplémentation. Et ainsi d’atténuer le vieillissement cérébral.

Accompagnement nutritionnel du sportif

Du sportif de loisir au sportif confirmé

 L’activité physique est bénéfique pour la santé du cœur, du corps et de l’esprit. Cela est confirmé par l’OMS (organisation mondiale de la santé). Mais elle est consommatrice de ressources, et il est donc nécessaire de mettre en place un accompagnement nutritionnel adapté.

Trente minutes de sport par jour sont un minimum pour être en bonne santé. Durant cet exercice l’essoufflement sera de faible à élevé selon les capacités de chacun.

Il conviendrait d’effectuer au minimum :

  • Une activité physique cardio-respiratoire (marche, jogging, ski de fond etc.…) trente minutes par jour cinq jours par semaine
  • Un renforcement musculaire une à deux fois par semaine (monter les escaliers, vélo, gymnastique, port de charges lourdes etc.)
  • Des assouplissements pour la mobilité articulaire une à deux fois par semaine (tai-chi, yoga, étirements etc.).
Marche et randonnée - un bon exercice physique

Les bénéfices sont les suivants :

  • Ralentissement du vieillissement et des maladies chroniques
  • Prévention de l’ostéoporose
  • Diminution du risque de diabète
  • Réduction des symptômes de dépression et d’anxiété
  • Prévention des cancers
  • Etc…

Quelles sont les personnes à risque ?

Les personnes sportives à haut risque de déficit d’apport en macro et micronutriments sont :

  • Les personnes à faible poids avec des apports énergétiques chroniques insuffisants
  • Les personnes qui cherchent à avoir un poids de compétition (judo etc.)
  • Les personnes qui font du culturisme
  • Les athlètes végétariens ou véganes qui pratiquent des sports de fond
  • Les sportifs endurants et les sportifs de force.

Assiette du sportif non végétarien ou non végan

Les bases d’un accompagnement nutritionnel sont simples :

  • Pour un sportif modéré, on préconise le régime méditerranéen en équilibrant bien les antioxydants (fruits et légumes, olives) et les graisses oméga 3 (poissons, huile de colza noix…)
  • Pour un sportif endurant il convient de majorer les hydrates de carbone (céréales complètes, tubercules, légumineuses…)
  • Pour un sportif de force il convient de majorer les protéines dont les produits laitiers s’ils sont bien tolérés.
Accompagnement nutritionnel du sportif - une assiette équilibrée

Conseils pratiques

Un accompagnement nutritionnel du sportif peut ou doit être mis en place quelque soit son niveau de pratique, avec plus ou moins d’exigence.

Les glucides : quatre portions par jour

  • Il convient de privilégier les glucides à charge glycémique faible (féculents, légumineuses, céréales complètes, pain complet au levain de préférence…)
  • Il est nécessaire de limiter les glucides à charge glycémique élevée (gout sucré : pâtisserie, boissons sucrées etc.) sauf pendant un effort prolongé.

Les protéines : deux portions par jour

Les portions seront majorées pour les efforts très prolongés d’endurance avec un ajout de compléments alimentaires à définir avec un spécialiste en macro et micro-nutrition.

Elles constituent l’essentiel de notre corps. On distingue les protéines animales et les protéines végétales :

  • Les protéines animales conseillées sont les viandes blanches, les poissons gras, les œufs biologiques
  • Les protéines végétales se trouvent surtout dans les légumineuses, le soja, les oléagineux (amandes noix noisettes), les céréales, etc.

Les lipides appelés graisses

Ce sont, entre autres, les huiles d’olive, de colza, les avocats, les graines, les amandes, les poissons gras. Ces lipides sont à privilégier ; cette liste n’est pas exhaustive bien sûr.

Eviter les acides gras trans que l’on trouve dans les produits transformés, de faire cuire le beurre et de laisser brunir les huiles de cuisson.

On préconise trois à quatre cuillerées à soupe d’huile colza/olive par jour (moitié-moitié)

Les fruits et les légumes

Ce sont des anti-oxydants (vitamines, minéraux…) qui contrecarrent les radicaux libres majorés par l’exercice physique et qui endommagent les cellules et les tissus.

Il est nécessaire de prévoir des légumes à chaque repas, de couleurs différentes ainsi que trois fruits par jour. Penser aux fruits secs également.

L’hydratation est essentielle

Mais l’accompagnement nutritionnel si on ne prête pas attention à la boisson. Il faut boire avant d’avoir soif avant l’effort pendant l’effort et après l’effort. S’hydrater limite les blessures et les tendinites.

En résumé

Pour une activité sportive modérée, en général, une alimentation de type méditerranéenne suffit si elle est équilibrée et en quantité suffisante

Pour une activité sportive un peu plus intense il conviendra de majorer les glucides (hydrates de carbone)

Pour une activité sportive encore plus intense, il conviendra en sus de majorer les protéines.

Dans les deux derniers cas, des conseils alimentaires individualisés et des compléments alimentaires bien ciblés par un professionnel, lequel assurera un accompagnement nutritionnel personnalisé, permettront de pratiquer votre sport en toute sécurité.

Symptômes digestifs hauts, dyspepsie

Un mal vieux comme le monde…

Dyspepsie - Gravure de C J Travies
Gravure de C J Traviès

Dyspepsie, reflux gastro œsophagien.

L’estomac est une poche qui stocke les aliments et fabrique le bol alimentaire appelé chyme.

Le chyme est le résultat du brassage des aliments (action mécanique) et de l’action de l’acide chlorhydrique sécrétée par l’estomac (action chimique).

L’acide chlorhydrique joue un rôle majeur :

  • Dans la décomposition des aliments particulièrement des protéines. Il aide également à digérer les lipides et les glucides en stimulant la libération d’enzymes pancréatiques
  • Dans l’assimilation des nutriments
  • Dans la dégradation de la plupart des bactéries indésirables.

À noter que la gastrine, hormone sécrétée par l’estomac module la sécrétion de l’acide chlorhydrique.

Elle peut être fonctionnelle ou organique.

Qu’est-ce que la dyspepsie ?

Les symptômes sont les suivants :

  • Inconfort après les repas
  • Satiété précoce (vide rassasié)
  • Douleurs ou brûlures de l’estomac améliorées par la prise d’aliments
  • Ballonnements
  • Nausées après les repas
  • Éructations, hoquets.

La dyspepsie est fonctionnelle deux fois sur trois.

Si elle est d’origine organique (ulcère, gastrite, cancer…) il convient d’abord d’éradiquer cette cause par un traitement conventionnel.

La physionutrition a son utilité pour la dyspepsie fonctionnelle.

Des causes iatrogènes (c’est-à-dire d’origine médicamenteuse) sont parfois retrouvées : anti-inflammatoire non stéroïdien, corticoïdes, IPP, biphosphonates, sildénafil, certains antibiotiques etc.…

La dyspepsie est un dysfonctionnement dû à :

  • Une diminution de la vidange de l’estomac (gastroparésie)
  • Une diminution de la capacité de l’estomac à fonctionner correctement
  • Une hypersensibilité de l’estomac.

Les facteurs favorisants sont l’anxiété, l’hypothyroïdie, le tabac, l’alcool, l’alimentation trop copieuse et trop grasse, la grossesse…

Une fois sur deux on notera une colopathie fonctionnelle associée (côlon irritable).

Quelles sont les causes de la dyspepsie ?

L’hypochlorhydrie

L’hypochlorhydrie est fréquente. Les symptômes évocateurs de dyspepsie s’associent souvent à une dysbiose intestinale (colopathie dite fonctionnelle) et ou à une hyper perméabilité intestinale, ou à une pullulation microbienne du grêle (SIBO), et ou à une mauvaise assimilation des minéraux, de la vitamine D, de la vitamine B12 etc.

Un test facile à pratiquer est le test de l’acidité gastrique avec le bicarbonate de soude.

Faire le test au lever, estomac vide cinq jours de suite :

Préparer un quart de cuillerée à café de bicarbonate dans 25 cl d’eau. Boire et observer l’apparition des premiers rots. Si vous rotez dans les deux minutes la situation est normale. Si vous rotez entre deux et trois minutes il y a une légère baisse de l’acidité. Si vous rotez entre trois et cinq minutes vous avez une hypochlorhydrie.

Il faudra dans ce cas prendre un traitement à base de bétaïne pendant plusieurs mois afin de rehausser l’acidité gastrique. Les épinards, le quinoa, les betteraves, etc., contiennent de la bétaïne. Des compléments alimentaires ciblés peuvent être d’une grande aide.

Formule chimique du citrate de bétaïne

La gastroparésie

C’est un ralentissement de la vidange gastrique car la motricité de l’estomac est diminuée. Les symptômes en sont une sensation de satiété, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales. Parfois aucun symptôme n’apparaît.

Quelles sont les causes de la gastroparésie ?

  • L’hypothyroïdie même latente, parfois liée au stress
  • Une maladie du système nerveux autonome
  • Le diabète
  • Certains médicaments
  • Certaines maladies neurologiques ou auto-immunes
  • Le stress etc.

S’il s’agit d’une hypothyroïdie latente documentée par dosage de la TSH, T3, T4, il faudra traiter l’hypothyroïdie de façon naturelle par des compléments alimentaires.

Symptômes digestifs fonctionnels et phytothérapie

La phytothérapie est efficace pour améliorer les symptômes gênants. Les plantes les plus utilisées sont :

  • Le gingembre
  • La camomille allemande
  • La réglisse
  • La mélisse
  • La guimauve
  • Le lithothamne…

Nota : le lithothamne est une algue rouge, antiacide. Son pH est à 9. Cette plante peut être utile pour remplacer un antiacide chimique, tel un IPP (inhibiteur de la pompe à protons), ou pour aider au sevrage des IPP. Ceux-ci doivent être pris ponctuellement sauf dans des cas bien particuliers car ils peuvent être générateurs de pathologies.

Chaque plante a ses indications précises et quelques contre-indications qu’il faut connaître (grossesse, enfant de moins de huit ans, personne prenant des anticoagulants, hypertension pour la réglisse…). Il est indispensable de résister à la tentation de l’automédication, de ce fait.

En conclusion

Il existe de nombreuses possibilités pour améliorer les symptômes digestifs hauts fonctionnels avec l’alimentation, la phytothérapie et les compléments alimentaires.

Les micronutriments

La physionutrition (ou micronutrition) s’intéresse à l’équilibre global du patient en portant une attention particulière aux déficits éventuels en micronutriments. A la fin du siècle dernier les scientifiques ont découvert qu’avant l’apparition de certaines pathologies chez l’homme existaient des carences nutritionnelles. Ces carences concernent certains éléments présents dans l’organisme en petites quantités, qu’ils ont appelé micronutriments. Ceci afin de les différencier des macronutriments qui fournissent les calories et donc l’énergie. La micronutrition était née.

Que sont les micronutriments ?

Ce sont les vitamines, les minéraux, les oligoéléments, les acides gras essentiels, les flavonoïdes, les acides aminés, les probiotiques, etc.

Ils jouent un rôle fondamental pour le fonctionnement de l’ensemble de notre métabolisme.

Un déficit en  micronutriments peut entraîner des pathologies ou accélérer le vieillissement.

Notre alimentation, même trop riche, peut générer des déficits.

Je peux vous aider à identifier vos déficits éventuels en micronutriments et leur corrélation avec les troubles qui motivent la consultation. Nous pourrons ainsi rétablir l’équilibre par l’alimentation et si besoin ajouter des compléments alimentaires ciblés.

Micronutriments et compléments alimentaires - des gélules
L’alimentation sera complétée mais seulement si besoin était par des compléments alimentaires

A propos des compléments alimentaires

En premier lieu, une définition réglementaire, nécessaire car ces produits ne sont pas anodins…

On entend par compléments alimentaires, « les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… » (Directive 2002/46/CE du Parlement européen, transposée par le décret n°2006-352 du 20 mars 2006). Ces compléments peuvent pallier des carences en micronutriments identifiées.

Ces substances pouvant avoir des effets indésirables, leur emploi requiert des précautions. Je cite ici l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation…) :

“De manière générale, en l’absence de pathologie, la couverture des besoins nutritionnels est possible par une alimentation variée et équilibrée dans le cadre d’une vie quotidienne physiquement active. La consommation de compléments alimentaires n’est alors pas nécessaire.

En revanche, des carences en nutriments peuvent toucher davantage des groupes particuliers de la population ayant des besoins accrus ou des déficits d’apport tels que les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées

De plus, certains comportements alimentaires peuvent conduire à réduire, voire supprimer, la consommation d’aliments sources de micronutriments indispensables. Par exemple, le régime végétalien est totalement dépourvu de vitamine B12, présente uniquement dans les denrées d’origine animale. De même, un régime alimentaire écartant la consommation de poissons et de fruits de mer ne permettra pas de couvrir les besoins en EPA et DHA (acides gras polyinsaturés à longue chaîne).

Plus généralement, un régime insuffisamment varié expose à un risque de couverture insuffisante des besoins nutritionnels. Dans ces cas particuliers, le recours aux compléments alimentaires peut présenter un intérêt. Il est alors fortement recommandé de solliciter l’avis d’un professionnel de santé.”

Illustration de complements alimentaires sur le site de l'ANSES
Illustration de compléments alimentaires sur le site de l’ANSES

Vous pouvez consulter la page web sur le site de l’ANSES en cliquant sur l’image ci-dessus.

La micronutrition : pour qui, quand et comment ?

Pour que la micronutrition obtienne de bons résultats, il est donc nécessaire de se faire conseiller par un professionnel de santé, et je peux avec ma longue expérience de médecin généraliste vous accompagner en ce sens. Les situations suivantes peuvent amener à consulter, sans exhaustivité :

  • Pendant la grossesse, ainsi qu’après l’accouchement pour les différentes difficultés rencontrées ou en prévention
  • Pour les problèmes allergiques à tout âge
  • Pour traiter les dyspepsies, les colopathies fonctionnelles avec ballonnements et troubles du transit pour enfants et adultes
  • Pour aider à bien vieillir, ralentir le vieillissement cérébral ou accompagner les sportifs
  • Pour les problèmes infectieux à répétition, rhinopharyngites, infections urinaires à répétition, gastroentérites récidivantes etc.
  • Pour les troubles du sommeil, l’anxiété, les dépressions légères, la fatigue chronique
  • Pour les douleurs rhumatismales et en prévention de l’ostéoporose
  • Pour les maladies auto-immunes en complément de la médecine conventionnelle
  • Pour le surpoids, les maladies métaboliques dont le diabète et le foie en surcharge graisseuse (NASH)
  • Pour les problèmes cutanés , les maladies neurodégénératives, dont Parkinson, Alzheimer…
  • Pour les cancers en complément du traitement du cancérologue (médecine intégrative)…

En fonction du diagnostic que nous ferons ensemble (concernant notamment d’éventuelles carences en micronutriments) et des objectifs qui seront fixés, nous mettrons en place un accompagnement personnalisé, qui respecte vos choix et votre mode de vie.

L’homéopathie et la phytothérapie seront des aides précieuses, en complément de la micronutrition, si vous le souhaitez.

La prise en charge intégrative de la maladie de Parkinson

Quelques repères diagnostics

La maladie de Parkinson est la seconde maladie neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer. On peut agir grâce à la physionutrition en amont ou ralentir cette maladie neurodégénérative en complément du traitement conventionnel.

1 % des plus de 65 ans sont concernés.

La maladie de Parkinson est une dégénérescence progressive des neurones à dopamine situés dans la substance noire du cerveau appelée « Locus Niger », localisée au niveau du tronc cérébral. Il s’y dépose des amas pathogènes appelés corps de Lewy formés de protéines alpha synucléine en trop grande quantité.

Ceci entraîne une altération de la motricité ainsi qu’une altération du bien-être de la personne avec son cortège de symptômes.

Les traitements conventionnels agissent sur l’amélioration de la motricité mais ne ralentissent pas la maladie.

La physionutrition a une place évidente.

La maladie de Parkinson devient symptomatique lorsque 70 % des neurones sont atteints. C’est une maladie sporadique qui atteint généralement les patients après 50 ans. La maladie est liée à la génétique dans 5 % des cas. Les facteurs environnementaux ont une grande importance. Certains pesticides semblent en être responsables (la maladie est reconnue comme maladie professionnelle depuis 2012 par le régime agricole de la sécurité sociale).

Parkinson et pesticides Une causalité établie

Sont également mis en cause certains solvants, des métaux lourds… comme le cuivre ou le fer. Très souvent on ne retrouve pas de cause.

Les symptômes de la maladie de Parkinson sont évidents lorsque le patient présente :

  • une akinésie, c’est à dire une lenteur à la mise en mouvement ainsi qu’à la coordination des mouvements (le patient met du temps à démarrer)
  • une hypertonie qui entraîne une posture penchée en avant
  • des tremblements au repos intermittents pas toujours présents.

D’autres symptômes peuvent se retrouver :

  • des douleurs.
  • une constipation.
  • une envie de rien, voire une dépression dopaminergique
  • une cyphose douloureuse
  • une diminution de l’odorat
  • parfois des troubles cognitifs.

Il conviendra alors de faire un diagnostic précis avec imagerie et dosage des neurotransmetteurs et de consulter un neurologue qui débutera un traitement conventionnel ou pas si les symptômes sont peu importants (traitement différé).

Symptômes de la maladie de Parkinson (en anglais)

Quelle place pour la physionutrition ?

Dans le cas de la maladie de Parkinson, la physionutrition intervient avant le traitement du neurologue ou avec le traitement du neurologue (médecine intégrative dans ce cas).

Elle doit agir afin de soutenir les neurones à dopamine, par :

  • une amélioration du mode de vie, alimentation, sommeil, activité physique régulière, diminuer le stress, etc.
  • un processus de détoxification de l’organisme : romarin par exemple, diète de 12 heures (contre indiquée si diabète insulinodépendant)….
  • équilibrer le stress oxydant
  • améliorer le métabolisme énergétique au niveau des mitochondries des neurones
  • lutter contre l’inflammation générale et locale, notamment les gingivites
  • optimiser le microbiote
  • travailler sur l’épigénétique.

Attention aux pesticides et aux métaux lourds, dont la surcharge en fer (hémochromatose).

Quelques consultations avec un spécialiste en micronutrition pourront aider à la prise en charge.

La phytothérapie et les compléments alimentaires peuvent être d’un grand recours avec ou sans traitement conventionnel selon le stade de la maladie.

Se soigner avec la grande ortie

Urtica dioïca : une plante reminéralisante riche en fer à haute valeur nutritionnelle. Malgré sa mauvaise réputation, c’est une plante pleine de bienfaits !

Elle nous soigne (elle fait partie des 20 plantes que je vous propose en pharmacie familiale) et on peut la manger un peu comme des épinards mais elle est plus gouteuse et légèrement épicée.

On la trouve partout mais il faut éviter de la ramasser le long des routes.

Tout est utilisable dans l’ortie : racines, feuilles, graines.

Elle contient des acides aminés, des flavonoïdes, des sels minéraux (calcium, potassium, silice), des oligoéléments (fer, magnésium, manganèse), des vitamines, des phytostérols (racines), des acides phénols, des lignanes(racines).

Propriétés

Feuilles :

  • diurétique
  • anti inflammatoire ; antirhumatismale
  • reminéralisante
  • antianémique
  • antiasthénique, hémostatique
  • antiallergique
  • antioxydante
  • détoxifiante

Racines :

  • décongestionnant prostatique

Indications :

  • anémie ferriprive
  • hyperuricémie, goutte
  • hyperplasie bénigne de la prostate
  • prévention de l’ostéoporose
  • affections de la peau (acné psoriasis)
  • rhumatismes chroniques
  • freine la chute des cheveux en application locale
  • fatigue chronique, convalescence
  • allergies saisonnières
  • surcharge métabolique

Contre-indications

  • grossesse et femme qui allaitent, enfant de moins de 12 ans.

Modes d’utilisation

L’ortie se prend en tisane, en gélules, en lotion, en teinture mère, en extraits fluides en poudre etc.

Par exemple

  • sous forme d’infusion (feuilles) : 1 cuillerée à soupe de feuilles séchées et coupées pour ¼ de litre d’eau froide ; porter à ébullition et laisser infuser 10 à 15 minutes, filtrer et boire 2 ou 3 tasses par jour en cure de 3 semaines
  • les racines se préparent en décoction de 10minutes
  • des gélules d’extrait standardisé de racines sont disponibles pour le traitement des troubles mictionnels (hyperplasie bénigne de la prostate).

En cuisine

  • penser à la soupe aux orties, au pesto d’orties, à la quiche aux orties, aux gratins d’orties et à saupoudrer vos aliments avec de la poudre d’orties séchées.
Une tarte à l'ortie : un vrai régale et beaucoup de bienfaits

Conclusion

Une plante à portée de mains, gratuite, aux multiples vertus à laquelle il faut penser pour notre santé. Déjà au XIIème siècle c’était une des plantes préférées d’Hildegarde de Bingen.